La fabrication

Le séchage

A peine cueillies, les plantes sont disposées sur des claies à l’intérieur des placards de séchage ventilés, et séchées à basse température (-de 36 degrés), afin de préserver leurs propriétés. Une fois sèches, on les range dans de grands sacs en papier, et on glisse ces derniers à l’abri de l’humidité dans des contenants adaptés. Elles seront utilisées pour l’élaboration de tisanes.

*A savoir : le pouvoir de rétention d’eau diffère selon les espèces et augmente au fur et à mesure du séchage

Les plantes sèches doivent être gardées dans des récipients étanches afin d’éviter qu’elles prélèvent l’humidité de l’air ambiant.(Elles contiennent alors entre 5 et 8 % d’humidité)

Quelques exemples de rapport de séchage : pour obtenir un kg de plantes sèches, il faut environ : 5 kg de lavande vraie, 6 kg de thym de montagne, 4,5 kg de mélisse.

· Les séchoirs sont constitués d’échelles en bois entre lesquelles on glisse des cadres (claies) sur lesquels on a tendu un fin grillage non métallique. On y dispose les plantes en couches plus ou moins fines selon les espèces et les parties à sécher.
· Aude et Sophie ont construit un séchoir qui fonctionne avec la chaleur du soleil couplée à un poêle à bois quand celui-ci fait défaut. Les autres séchoirs fonctionnent avec des ventilateurs et des déshumidificateurs électriques.

La distillation

L’atelier de distillation comprend deux alambics qui fonctionnent au bois. L’un en inox de 800 litres principalement utilisé pour la production d’huiles essentielles. L’autre en cuivre, plus petit, aménagé avec un foyer type « Rocket stove » est utilisé pour la production d’hydrolat de rose en hydro-distillation et pour certains hydrolats produits en petite quantité.

Les plantes sont distillées dans l’alambic, entières ou broyées. La vapeur d’eau passe à travers les plantes et capte les substances aromatiques qui se condensent ensuite jusqu’au vase florentin et se séparant en deux produits distincts : l’huile essentielle surnageant généralement en surface et l’hydrolat.

Pour remplir l’alambic en inox, il faut environ 200 kg de plantes. Le rendement en huile essentielle est différent pour chaque plante : il peut aller jusqu’à 2,5 litres pour la lavande vraie et sera d’une centaine de millilitres pour la camomille romaine.

Pour les hydrolats, on récolte un litre par kg de plantes fraîches distillées afin d’avoir une concentration optimale en principes actifs.

Les cosmétiques

Les macérations, les baumes…