Catégories
Actualités

Les activités de Plante Infuse au cœur de l’hiver

Le temps des racines, la fin des baies

« Les plantes sont des êtres écologiquement et structurellement doubles (…) la racine est comme un deuxième corps, secret, ésotérique, latent qui (…) renverse point par point tout ce que l’autre corps fait, et pousse la plante dans une direction exactement opposée à celle où vont tous ses efforts à la surface. Imaginez que vos bras, votre bouche, vos yeux aient un correspondant antithétique dans une matière parfaitement spéculaire de celle qui définit la texture de votre mode. Vous auriez une idée même très vague de ce que cela signifie, avoir des racines. »

Emanuele Coccia « La vie des Plantes »

Racine de guimauve

Les racines

L’hiver, l’énergie des plantes retourne vers les racines, comme les animaux, comme les humains qui ont tendance à rentrer à l’intérieur. Les jours sont courts, les températures fraîches. C’est le temps d’allumer les poêles à bois, pour ceux qui ont le privilège de côtoyer l’énergie bois. D’autres seront simplement heureux de retrouver leur douillet radiateur. Nos jardins et cultures sont en repos, mais dans les plages de temps relativement doux et sec, le travail de récolte des racines se poursuit.

Nous travaillons la Valériane, qui entre dans certains de nos mélanges de tisanes (Thé d’oreiller), la Bardane (Il était un foie qui rêvait d’amour), le Fragon (C’est bien ma veine), ou encore la Guimauve, mais aussi et bien sûr avec la Consoude. Cette grande réparatrice des tissus lésés, sera brossée sous l’eau courante, séchée entière quelques heures, le temps de ressuyer de ce trempage, puis coupée au choix en rondelles ou mieux en bâtonnets, pour respecter l’esprit de cette racine charnue, longue. Elle sera aussitôt mise en macération dans une huile végétale. Cette dernière servira de support, et c’est la chaleur d’un bain-marie doux qui opérera le transfert des principes contenus dans cette plante. La cire d’abeille sera sa partenaire pour la fabrication d’un baume cicatrisant.

Et les baies

Les Cynorrhodons suspendus comme des petits lampions dans le brouillard de novembre, étaient bien charnus cette année. Et sur les causses,”cans”, et landes d’altitude, nous avons égrené les baies de Genévrier dans nos grands parapluies renversés.

À l’intérieur, de nombreuses réflexions…

Dans notre activité de fabrication cosmétique, pour des raisons d’économie, et aussi de choix écologique, nous vous proposerons de plus en plus nos baumes et huiles de massage dans des plus grands volumes. Les baumes plutôt en 50ml qu’en 30ml, les huiles de massage en 100ml plutôt qu’en 50ml. La transition sera progressive et certains petits contenants restent d’actualité.

Également, nous nous tournons vers une bouteille unique pour tous nos hydrolats, elle sera de verre teinté ambré, avec une bonne bouille ronde, en 200ml, vous la connaissez déjà : c’est celle de nos mélanges.

De même, certaines huiles de base dans nos produits cosmétiques vont changer pour une réorientation plus locale, l’huile d’olive remplaçant le sésame, dans le baume à la consoude par exemple.

Côté tisanes, Plante Infuse réfléchit depuis un bon moment à ouvrir modestement son département d’herboristerie à une plus grande part de plantes délivrées à la demande, seules ou en mélange. Parallèlement à notre gamme de tisanes, bonnes, belles et efficaces, il s’agit, dans les limites de nos possibilités de cueillette, de mettre à disposition une quinzaine de plantes médicinales de notre flore locale, que nous pourrons délivrer sur place au GIE ou expédier dans des quantités comprises entre 20 et 100 grammes. L’idée étant de pouvoir répondre à la demande des personnes et des thérapeutes qui ont besoin de plantes particulières à un moment particulier.